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La conquête (Xavier Durringer, 2011)

 
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Hello--Kitty
dans le coma profond


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MessagePosté le: Ven Déc 23, 2011 12:10    Sujet du message: La conquête (Xavier Durringer, 2011) Répondre en citant

Avertissement : je commence mes rattrapages de fin d'année, et en général ce sont des films un peu craignos, désolé pour les prochains topics.



Les choix dramaturgiques m'ont tout de suite inquiété, en particulier l'idée de raconter "l'histoire d'un type qui conquiert le pouvoir le jour où il perd sa femme". Ou peut-être était-ce juste l'idée de raconter cette conquête en flash-back qui me gonflait un peu. C'est la manie de beaucoup de films français tendance thriller depuis deux ans: on commence avec le héros qui a une bastos dans le ventre, qui est sur le billard ou qui git dans la neige, et puis le film commence. Bref, on commence avec l'homme blessé. Là, avec Podalydès qui affiche sa déprime en tripotant machinalement son alliance, on part de la "banalité" de Sarkozy pour déployer le récit. Sarko, un cocu comme les autres. Drôle de choix.

Le thème de la Conquête pourrait m'intéresser (comment on conquiert le pouvoir ? comment on conquiert une femme ? bon...) Mais le film, du côté de la femme, n'a pas grand chose à proposer. Elle est bien roulée dans ses jeans, la grande bourge, mais elle n'existe pas beaucoup: elle dit "les Français doivent te voir comme je te vois", ça OK, c'est bien, mais sinon rien. De ses états d'âme, on ne saura rien. Elle flirte de loin, elle s'enfuit sans qu'on le sache, et surtout elle revient sans qu'on comprenne pourquoi (la thèse très faible du film étant: parce qu'elle est jalouse). Lorsqu'il y a une scène où le film prend le risque de l'intimité (Cécilia allongée en nuisette sur le lit), c'est pour répéter le même dialogue que celui de la séquence précédente (et on se dit: tiens, pourquoi ils ne l'ont pas coupée, celle-là ?)

Le problème, aussi bien dans la partie sentimentale que dans la partie politique, c'est donc que, sous ses airs audacieux, le film ne s'autorise rien, n'aspire à aucune liberté, et en particulier ne suggère aucune "fiction" qui n'ait pas déjà été racontée dans les magazines.

C'est dommage parce que, côté conquête politique, le film essaie de construire une sorte de bouffonnerie hyper-agressive pas inintéressante. De ce point de vue, la musique de Nicola Piovani est bien orientée mais trop timide, on aimerait pousser le curseur jusqu'à Nino Rota. Il y a surtout un vrai problème d'écriture: le film fait entendre dans toutes ses séquences des phrases que l'on connaît par coeur. Il y a alors un souci: la bouffonnerie n'a pas l'espace pour se développer quand le récit colle au "réalisme médiatique" (l'addition des phrases vraies entendues à la télé et des phrases off vraies ou fausses rapportées par les journalistes).
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